Bring Back Our Girls

Publié le 8 Mai 2014

Bring Back Our Girls

Elles sont plus de 200.

 

Elles ont entre 12 et 18 ans.

 

Elles pourraient être nos filles, nos nièces, nos cousines.

 

Elles se sont levées comme tous les matins pour aller en cours.

Plaisantant sur le chemin.

Ricanant parce que l'une d'entre elle avait croisé le regard de celui qu'elle aime en secret.

Chantant.

Peut être que l'une d'elle s'est disputée avec sa mère parce qu'elle trainait et allait être en retard.

Elle est partie sans dire au revoir en sachant que ce soir ce serait passé.

 

 

 

Elles sont arrivées à l'école, se sont retrouvées dans la cours.

Ont dit qu'elles n'avaient pas envie de voir leur prof.

Ont cherché des blagues de potaches à faire.

Fin de la recréation. Rentrée en rang dans la classe.

Les cours commencent, comme chaque jour.

 

 

Elles sont un peu rebelles, parce que ce sont des ados, mais elles sont quand même contentes d'être là.

Ce texte est valable dans n'importe quel pays démocratique au monde.

Pour n'importe quelle fille de cet âge.

Sauf que nous sommes au Nigeria.

 

Des hommes entrent dans l'école.

 

Elles sont terrorisées.

"Je n'ai pas fait de bisou à ma mère ce matin"

"J'espère qu'ils ne vont pas toucher à notre professeur".

"Qu'est ce qu'il va se passer ?"

 

Elles sont plus de 200 et un groupe de terroristes veut les vendre.

Briser leurs vies à tout jamais, au nom d'un D.ieu qui ne peut cautionner ce genre de comportement barbare.

 

 

Elles sont plus de 200.

Elles pourraient être nos filles, nos nièces, nos cousines.

 

Elles ont un nom et un prénom.

 

Ne fermons pas les yeux.

Bring Back Our Girls

Rédigé par Salomé Rainbow

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Grumeau-fernand 08/05/2014 16:03

Je Soutiens